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Le Cetim poursuit son avancée dans la production de voitures en composites

Cetim

par Equip'Prod

Le Cetim, l’institut technologique de mécanique labellisé Carnot, a annoncé sur le précédent JEC World, qui s’est déroulé mi-mars à Villepinte, la production en un temps record d’une poutre de pare-chocs en composites, un nouveau démonstrateur conçu à partir du procédé QSP.

Poutre de pare-chocs en composites produite
à partir du procédé QSP

Après le triangle de suspension et la crashbox, la poutre de pare-chocs est le troisième démonstrateur du projet. Et il faut dire que les résultats sont plus qu’encourageants : deux scénarios de crash validés sur trois, une réduction de masse de 30% par rapport à son homologue en métal, un coût de série de la pièce en composite avoisinant les 10€ et, enfin, une cadence de production validée à 300 000 pièces/an !

Structure légère sur la nouvelle Passat de Volkswagen

À cela plusieurs raisons : l’utilisation à 85% d’un matériau de base à bas coût, un procédé innovant d’optimisation de la conception, une machine de coupe à ultrasons brevetée, une préforme produite à la minute grâce au QSP, un chauffage de la préforme de 3,3 à 5,7 mm d’épaisseur en moins de 90 secondes, des trous consolidés directement créés pendant le moulage afin de permettre l’assemblage direct de la pièce dans le module d’extrémité avant du véhicule avec un système innovant…

En comparaison à la solution métallique (estampage ou laminage), la production de la solution en composites nécessitera un investissement plus faible et optimisera les coûts en cas de réduction de la production. ­Davantage de fonctions peuvent être intégrées dans le pare-chocs et optimiser le module avant. Enfin, il n’y a aucun risque de corrosion. Avec le  « ­Quilted ­Stratum ­Process », la France possède la première ligne pilote automatisée de production de pièces composites en grande cadence. Marchés ciblés : l’automobile, l’aéronautique mais aussi le machinisme agricole, les équipements de manutention/ levage, le transport routier… qui cherchent tous à réduire la masse embarquée. Encore faut-il pouvoir produire ces pièces composites, plus légères, à des cadences élevées, et  des tarifs concurrentiels….

 N° 87 Mars/Avril  2017