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CPI prend un nouvel essor

CPI

par Equip'Prod

Reconnue par Safran Aircraft ­Engines comme l’un des sous-traitants les plus performants de l’année 2016 dans la catégorie prestation intellectuelle, la société CPI s’est vu décerner par le groupe français l’Award « Qualité et Logistique ». Tout un symbole pour cette start-up créée il y a treize ans et qui entend accélérer sa croissance en Europe et à l’International, en proposant des prestations autour de l’usinage et de la métrologie à travers trois grands pôles de compétence toujours plus complets et performants.

Le 27 avril 2017 restera dans l’histoire de CPI une date historique. Ce jour-là, cette PME luxembourgeoise spécialisée dans l’industrialisation d’usinage a reçu des mains de Thierry LANDEL et de Jean-Michel YBANEZ, respectivement responsable Achats Prestations Etudes & Essais et Supplier Performance Manager chez Safran Aircraft Engines, l’Award de la performance pour la qualité et le respect des délais de ses prestations en industrialisation. Elle s’est également démarquée par sa disponibilité et sa flexibilité afin de répondre aux contraintes et aux exigences de sa clientèle. Une consécration pour cette entreprise fondée en novembre 2004 par Pascal DINE, Directeur Général et associé de Nicolas BRYGO, Directeur technique Numérisation.

Les deux camarades de l’École des Arts et Métiers tiennent les rênes de cette start-up employant une trentaine de personnes au Luxembourg et six en France, à Labège plus précisément, non loin de Toulouse, sous la responsabilité de Nicolas PUEL, dans le berceau européen de l’aéronautique. Et c’est dans ce secteur d’activité que CPI s’est illustrée en étant couronnée de l’Award de Safran pour la démonstration de ses performances en matière d’organisation, de qualité et de logistique. « Ce prix est le symbole de la reconnaissance de Safran qui s’est personnellement déplacé pour récompenser toute l’équipe CPI », s’enthousiasme Pascal DINE.

Une belle success story pour l’entreprise luxembourgeoise

CPI s’est impliquée à 100% auprès de ­Safran Aircraft Engines durant toute une année, maintenant un niveau maximal et constant de qualité et de délais afin de livrer à son client – considéré selon les mots de Pascal DINE comme « le vrai patron de l’entreprise » – une solution d’industrialisation et d’optimisation d’usinage pour les moteurs Leap. « En 2014, Safran Aircraft Engines – ex Snecma – a remis en question les référencements de ses prestataires afin de valider leurs compétences et leurs processus d’industrialisation d’usinage sur l’ensemble des sites du groupe, détaille Olivier LOIZEAU, directeur commercial de CPI. Après consultation, Safran a retenu l’offre de CPI début 2015. Reconnue comme étant un « fournisseur à risque », autrement dit un fournisseur précieux pour Safran, CPI a été mise sous scorecard, un outil de pilotage destiné à mesurer les livrables et les performances. Depuis mars 2016, le niveau est jugé « excellent » » ; une régularité de performances à laquelle Pauline BROSSETTE, assistante de direction et chargée du suivi du projet, porte une attention de tous les instants et qui doit être maintenue à un niveau optimal.

Cette constance et cette dynamique associées à une rigueur mise à rude épreuve ont convaincu la direction des achats de Safran Aircraft Engines de récompenser l’ensemble des salariés de CPI pour leurs multiples efforts. « Cette remise de prix, qui ne devait en rien être une réunion d’autosatisfaction entre Safran et la direction de CPI, était plutôt une reconnaissance générale du travail accompli par nos collaborateurs », précise Pascal Dine.

L’industrialisation de A à Z : le cœur de métier de CPI

La société luxembourgeoise propose à ses clients des prestations d’industrialisation et d’optimisation en usinage allant jusqu’au contrôle métrologique, à travers un Processus robuste et éprouvé auprès des grands noms de l’industrie. Ce savoir-faire passe par la définition et l’étude d’une stratégie d’usinage, toujours en rapport direct avec l’environnement industriel et les attentes du client. Les équipes de CPI étudient et conçoivent l’outillage nécessaire à la réalisation et à la prise de pièces. Après avoir validé la partie méthodes avec son client, vient le temps d’industrialiser la pièce dans la chaîne numérique.  La programmation FAO s’opère via trois systèmes complémentaires: Top Solid de Missler, Catia Dassault Systems et NX de Siemens. Ensuite, le traitement post processeur et la simulation, (via des logiciels reconnus tels que Vericut de CGTech ou NCSimul de Spring) permettront de valider les opérations d’usinage dans l’environnement machine du client.

Une fois la partie virtuelle achevée et validée, vient la mise en application dans l’environnement réel et CPI accompagne ses clients sur site pour la mise au point.

Suivant le même processus que l’usinage, la méthode, la programmation  et la mise au point,  l’entreprise peut vous accompagner en métrologie pour industrialiser des pièces sur une machine de mesure Tridimensionnelle (MMT).

Pour CPI, l’industrialisation d’usinage n’est pas une « simple » programmation et la livraison d’un produit dans l’atelier. Il s’agit d’un projet auquel prend part également le client avec un suivi détaillé. « Nous mettons à la disposition de chaque client nos compétences humaines avec un chef de projet mais également des outils conviviaux, afin de lui offrir une vision claire et lui donner la possibilité de mesurer la qualité de nos développements ».

Cependant, les prestations de CPI ne s’arrêtent pas là. Le pôle Chaîne Numérique, depuis la création de CPI, dirigé par Nicolas BRYGO, développe des Post Processeurs pour le client (Via NC-SOFT, IMS, GENEPRO pour les machines PIOCH), réalise les mises à jour et la fonction support, afin d’assurer l’intégration et la validation du Post-Processeur dans la chaîne  numérique du client.

Enfin, CPI centre de formation agréé assure des formations appliquées autour de l’usinage dans des domaines aussi divers que les cotations et l’analyse de plan, les outils coupants, la programmation… Ces formations, conçues sur mesure,  prennent en compte les contraintes du client ainsi que son environnement industriel.

Un nouveau bâtiment est en projet pour l’installation d’un centre de formation comprenant des machines-outils et des moyens de mesure tels que des MMT afin de réaliser des mises en application. « Nous nous adaptons au site et aux besoins du client, réitère Olivier LOIZEAU. À cette prestation sur mesure, nous associons naturellement l’un de nos principaux points forts : la réactivité et le respect à tout prix des délais même si ceux-ci sont de plus en plus courts ».

La qualité du process, clé de la réussite d’un projet

La valeur ajoutée de CPI ne réside ainsi pas seulement dans les compétences en usinage mais bien dans le process qualité que la société s’impose pour chaque projet. Cela passe notamment par une politique de recrutement reposant sur une montée en compétence de façon à aider chaque collaborateur à atteindre les niveaux les plus élevés. Ceci se traduit par un  d’échanges d’idées et d’expériences entre des spécialistes de l’usinage, des méthodes, de la programmation FAO, de la simulation, du développement numérique, etc.

L ’esprit « start-up » de CPI en matière d’innovation et l’éclectisme des compétences permet de mieux répondre aux nouveaux besoins des clients. Autre point fort de cette « team » d’une trentaine de membres : l’écoute du client et la volonté de mener un projet avec lui, en fonction de ses attentes, de ses moyens de production et dans son environnement propre. « Nous ne fonctionnons pas en termes de relation client-fournisseur mais en partenariat afin d’être le plus possible en adéquation ».

De belles perspectives d’avenir

CPI s’adresse aux grands donneurs d’ordre des secteurs de l’Aéronautique, de l’armement, du naval ou de l’automobile. Des grands noms issus de multiples secteurs d’activité que la société luxembourgeoise continue d’accompagner en Europe et dans le monde, avec comme projet l’ouverture d’une agence au Mexique.

Le développement de CPI passera nécessairement par l’innovation pour répondre aux futurs besoins de ces grands industriels ; CPI réfléchit ainsi à l’industrie 4.0. « Au même titre que nous simulons l’usinage dans la machine, nous simulerons demain une ligne de production dans le but d’aider nos clients à optimiser leurs process avant de lancer les investissements».

Dans son « Cap 2019 », CPI compte embaucher dix-huit personnes supplémentaires et relever un nouveau challenge : passer le cap de la start-up pour devenir une entreprise industrielle.

N° 90 Juin 2017