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La fabrication additive, partie intégrante de l’industrie du futur

DMG MORI

par Equip'Prod

Impliqué en tant que leader mondial de la machine-outil dans l’usine 4.0, DMG Mori a mis au point, à travers sa filiale allemande Sauer GmbH, la Lasertec 65 3D, véritable complément de gamme capable de répondre aux besoins des industriels en matière de fabrication additive.

DMG - photo 1Dans le domaine de la fabrication additive, DMG Mori a développé une philosophie bien spécifique. L’idée du fabricant, à travers les compétences de sa filiale Sauer, est d’associer la gamme de centres d’usinage DMG Mori avec la technologie Lasertec. « Avec la Lasertec, il est possible d’alterner les technologies, l’une permettant, de manière classique, de faire de l’usinage soustractif, l’autre d’effectuer des opérations d’usinage additif », précise Nicolas Pierrard, Product Sales Manager de Sauer GmbH (groupe DMG Mori). Les domaines d’application sont particulièrement variés puisqu’ils vont de l’aéronautique à des opérations de réparation d’outils de forme tels que des moules d’injection par exemple. « Ce qui est révolutionnaire dans la manière de travailler avec cette machine est que l’on démarre une ébauche avec la fabrication additive et qu’ensuite on la corrige avec le centre d’usinage. On a également la possibilité d’enlever de la matière, d’en redéposer et d’affiner la pièce ou d’en créer une nouvelle », ajoute Nicolas Pierrard.

La lasertec 65 3D est déjà commercialisée mais on attend de nouvelles évolutions notamment en termes de soft et d’acquisition de données. Ainsi, cette année, de nouveaux tests seront réalisés sur du titane. « Avec cette machine, on ouvre une nouvelle ère dans la conception des pièces, explique Nicolas Pierrard. Aujourd’hui, on fait du copeau, demain, on associera la conception conventionnelle et la topologie afin, par exemple, de réduire la masse et de reproduire de nouvelles formes ». Pour l’heure, la machine lasertec 65 3D ne se présente que comme un complément des centres d’usinage mais elle s’avère être un excellent compromis pour l’ajout de matières telles que l’inconel et – demain – le titane, du fait de leurs coûts élevés.

DMG - photo 2L’association de deux technologies

La fabrication additive répond à la complexité et à l’individualité de haut niveau requises dans la production des prototypes et des pièces fonctionnelles en matériaux métalliques hautes performances. Le marché des procédés additifs connaît une croissance soutenue. Sauer Lasertec a intégré la construction laser additive dans une fraiseuse 5 axes. Cette solution hybride est, à ce jour, unique en son genre sur le marché mondial. Elle fait appel à un procédé de dépôt de couches au moyen d’une buse d’injection de poudre métallique, un procédé jusqu’à dix fois plus rapide que la fusion sélective par laser. Jusqu’à présent, les procédés additifs étaient limités aux prototypes et aux petites pièces. La combinaison de la fabrication additive au moyen d’une buse d’injection de poudre métallique et de l’usinage par enlèvement de copeaux sur une même machine offre de nouvelles possibilités d’application et de géométrie. Ainsi les grandes pièces, qui requièrent un usinage très important, peuvent être fabriquées à faible coût grâce à cette innovation.

La série Lasertec ouvre de nouvelles perspectives économiques pour l’usinage laser précis des structures superficielles techniques, des cavités et des contours très fins, des gravures, des marquages et des perçages dans une grande variété de matériaux high-tech. En combinant de manière intelligente le rechargement laser et le fraisage 5 axes, Lasertec, nouveauté mondiale, permet la fabrication additive des pièces finies complètes en 3D. La gamme de machines Lasertec s’articule autour de cinq axes technologiques : Additive Manufacturing, Shape, PrecisionTool, Fine- Cutting et PowerDrill. Selon l’application et les caractéristiques de la pièce, la source laser utilisée sera un laser YAG, un laser à fibre ou un laser picoseconde.

N° 72 février 2016