Comment Blaser Swisslube anticipe les enjeux réglementaires du Mipa
Afin de répondre aux nouveaux enjeux qu’implique la mise en application de la réglementation européenne portant sur le monoisopropanolamine (Mipa), le spécialiste des fluides d’usinage de haute performance Blaser Swisslube a mis sur le marché des solutions permettant aux entreprises industrielles de se conformer à la loi sans pour autant perturber le processus de production.
Depuis le 1er mars 2025, les fabricants de lubrifiants sont soumis à une nouvelle exigence réglementaire européenne concernant le monoisopropanolamine (Mipa), une substance désormais identifiée comme potentiellement nocive pour la fertilité au-delà d’une certaine concentration de 3 %. Ce changement implique une mise à jour des fiches de données de sécurité (FDS), l’ajout d’un pictogramme de danger GHS08 sur les emballages concernés et de nouvelles obligations de communication auprès des utilisateurs.
Blaser Swisslube, spécialiste des fluides d’usinage de haute performance, n’a pas attendu cette échéance pour agir. Dès les prémisses de l’annonce de la reclassification du Mipa, l’entreprise a engagé un travail de fond pour proposer à ses clients des solutions sûres, fiables, conformes aux nouvelles normes… tout en maintenant le niveau de performance attendu sur le terrain.
Le Mipa, un ingrédient technique sous haute surveillance
Le Mipa est utilisé depuis plusieurs décennies dans les lubrifiants réfrigérants solubles à l’eau. Il intervient notamment dans la régulation du pH, la stabilité des émulsions, le comportement au rinçage, la protection contre la corrosion ou encore le contrôle de la mousse.
Sa reclassification au sein de la réglementation européenne CLP, entrée en vigueur le 1er mars 2025, impose une communication explicite du risque dès lors que sa concentration atteint 3 % ou plus dans un concentré d’huile soluble.
Une transition engagée avant l’échéance réglementaire
Chez Blaser Swisslube cette évolution n’a pas été vécue comme une contrainte mais, au contraire, comme une opportunité d’agir en cohérence avec ses valeurs. Dès 2023, les équipes de développement produit avaient déjà lancé un travail d’anticipation visant à la fois à identifier les formulations concernées, tester des alternatives fiables au Mipa et assurer une substitution progressive, sans perte de performance pour les utilisateurs. Résultat ? Une partie significative des produits contenant historiquement du Mipa a d’ores et déjà été reformulée et est en cours de transition. Les clients concernés ont ainsi été informés et accompagnés.
Mais Blaser ne s’est pas contenté d’être juste en dessous des 3% imposés par la nouvelle classification, l’objectif est d’avoir des produits ne contenant aucun Mipa de manière à anticiper une législation perpétuellement en évolution.
Trois approches peuvent alors être adoptées selon les contextes et l’analyse du portefeuille Blaser a conduit à trois types de groupes. Le premier, le Groupe A, concerne les produits qui n’avaient pas de Mipa. Le Groupe B contient les produits pour lesquels la substitution est simple : lorsque le Mipa pouvait être remplacé par une autre amine déjà connue et maîtrisée, la formulation a été ajustée sans changement de référence produit ni modification des performances et avec une garantie de miscibilité. Enfin, le Groupe C concerne la reformulation destinée aux produits plus complexes pour lesquels une nouvelle version a été développée ; ces fluides conservent les propriétés attendues en usinage, tout en évitant le pictogramme GHS08 car sans aucun Mipa.
Une approche client sans rupture
Blaser a également mis un point d’honneur à garantir la continuité d’approvisionnement durant cette phase de transition. Les références remplacées restent toutefois disponibles avec le nouvel étiquetage réglementaire durant une période de cohabitation, laissant à certains utilisateurs le temps d’opérer cette transition à leur rythme.
Les représentants techniques accompagnent les clients dans le choix et la mise en œuvre des versions alternatives. La transparence dans les échanges, la lisibilité des FDS et le suivi personnalisé permettent une adaptation en douceur, sans altération de la productivité ou de la qualité des pièces usinées.
Une dynamique constante pour des lubrifiants plus sains
La volonté de réduire les risques pour les opérateurs est inscrite dans l’ADN de Blaser Swisslube. Cependant le cas du Mipa intervient dans une démarche plus large : celle d’améliorer en permanence le profil santé-sécurité de chaque formulation, sans compromis sur l’efficacité industrielle et la performance économique. « Chaque lubrifiant Blaser a été conçu de manière à être le plus adapté possible à chaque application, mais aussi le plus sain pour les utilisateurs. Il s’agit d’un engagement que nous portons au quotidien avec nos équipes techniques », précise l’entreprise.
Les efforts de formulation se poursuivent en 2025, avec pour objectif d’élargir la gamme de produits sans substance reprotoxique bien évidemment, tout en optimisant la productivité, les critères de stabilité, propreté et longévité des bains qui font la réputation de la marque.
Alors que la réglementation évolue vers plus de rigueur sur la santé au travail, Blaser Swisslube a fait le choix de la responsabilité et de l’anticipation. En travaillant dès l’amont sur les alternatives au Mipa, l’entreprise démontre ainsi qu’il est possible de concilier performance technique, conformité réglementaire et engagement en faveur de la sécurité des opérateurs.
Dans un secteur où la qualité du lubrifiant a un impact direct sur les machines, les pièces et les hommes et au final sur les coûts de production, cette approche proactive s’illustre comme étant une réponse concrète aux attentes des industriels.
EQUIP PROD • N°162 Décembre 2025













