L’automatisation comme levier de compétitivité
Acteur majeur de la sous-traitance industrielle dans le secteur de l’aéronautique, Garderon a pris le virage de l’automatisation en intégrant des robots ERC 80 sur ses centres d’usinage ainsi qu’un robot Leonardo, lui permettant des gains significatifs en productivité, en fiabilité et en sérénité pour les équipes.
Implanté à Pugnac, en Gironde, Garderon incarne une certaine idée de la mécanique de précision à la française. Spécialisée dans le secteur aéronautique, l’entreprise s’est progressivement imposée comme un partenaire de confiance auprès de grands donneurs d’ordres, en s’appuyant sur une exigence constante de qualité, une organisation rigoureuse et une forte capacité d’adaptation.
Anticiper pour rester compétitif
Avec une trentaine de centres d’usinage à commande numérique, l’entreprise a su faire évoluer son outil de production pour répondre aux contraintes d’un secteur particulièrement exigeant. Mais au-delà de la capacité machine, c’est surtout dans le domaine de l’automatisation que Garderon a choisi d’investir durablement.
Très tôt, la direction a anticipé les enjeux liés à la compétitivité industrielle : produire plus, mieux, et avec davantage de flexibilité. « L’objectif n’était pas forcément d’être le premier, mais de rester dans le peloton », résume le dirigeant. Ce positionnement stratégique a conduit l’entreprise à se tourner vers les solutions proposées par Erowa, reconnues pour leur fiabilité et leur modularité.
Une automatisation pensée dans la durée
La collaboration débute avec l’intégration de robots ERC 80 sur plusieurs centres d’usinage Hurco. Associés à un système de référence point zéro, ces équipements permettent d’optimiser les changements de série, d’augmenter l’autonomie des machines et de mieux structurer les flux de production. Une approche progressive, qui s’inscrit dans la durée et accompagne l’évolution de l’atelier.
Au fil des années, les solutions mises en place ont suivi la montée en cadence de l’entreprise, tout en conservant une forte capacité d’adaptation. L’un des projets les plus structurants reste l’installation d’un robot Leonardo double entre deux centres Mazak. Ce dispositif permet d’alimenter simultanément deux machines avec des pièces différentes, assurant ainsi une continuité de production sur des plages étendues, y compris en dehors des horaires de présence.
Cette organisation permet aujourd’hui d’atteindre jusqu’à 55 heures de production sans intervention humaine directe. Un gain significatif en productivité, mais également en fiabilité et en sérénité pour les équipes.
Produire autrement, faire évoluer les métiers
Car au-delà des performances techniques, l’automatisation transforme aussi les métiers. Les opérateurs évoluent vers des fonctions de pilotage, de programmation et d’optimisation. Libérés des tâches répétitives, ils peuvent se concentrer sur des activités à plus forte valeur ajoutée, tout en développant de nouvelles compétences.
Ce virage technologique illustre une vision industrielle claire : faire de l’automatisation un outil au service de la performance globale, sans jamais perdre de vue la place de l’humain dans l’atelier. En combinant exigence aéronautique, modernisation continue et partenariat technologique durable, Garderon démontre que l’automatisation n’est pas seulement une réponse aux contraintes du marché, mais bien un levier stratégique pour construire l’industrie de demain.
EQUIP PROD • N°165 Mai 2026














